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Il y a un début à tout.

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Akazome Takeko


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MessageSujet: Il y a un début à tout. Lun 24 Fév - 14:33

Midi quatorze et Takeko posa le pieds dans le réfectoire. Celui-ci était plein à craquer. Un brouhaha joyeux flottait dans l'air, les rumeurs des conversations noyant les bruits de repas et l'occasionnel verre renversé. La jeune fille scanna la salle du regard.

Ses copines étaient toutes déjà occupées à droite et à gauche et la queue du self n'en finissait plus. C'était de sa faute – elle aurait dû descendre plus tôt, mais elle avait reçu un coup de téléphone de sa mère qui lui avait tenu la jambe sur les notes de sa petite sœur à l'école. C'était à la fois adorable et mal tombé.

Bien décidée à ne pas se laisser abattre, Takeko se résigna à ne déjeuner que d'un sandwich de la machine automatque. Elle n'avait pas le temps de faire la queue avant de reprendre ses cours et puis, elle avait surtout trop faim pour attendre de faire face au plat !
Surtout si c'était pour qu'on lui dise qu'il n'y avait plus de ce qu'elle voulait, non merci. Autant prendre un sandwich, quoiqu'il y avait aussi quelques élèves qui attendaient devant la machine en papotant.

Takeko prit un sandwich au poulet, une petite salade en barquette et une bouteille d'eau. C'était un déjeuner à l'européenne – c'était amusant de changer de temps en temps, non ? Elle sourit toute seule avant de se mettre en quête d'une place.

Il n'y en avait pas, à première vue – superbe. Oh, bien sûr, il restait toujours les places extérieures – mais franchement, on était qu'en AVRIL, et elle avait beau avoir mis des collants et des guêtres sous son jean, il était hors de question qu'elle passe sa pause-repas à faire des petits bonds sur place pour se réchauffer.

Elle n'était pas la seule à être de cet avis, vu que tout le monde était à l'intérieur. Certes, les cerisiers étaient en fleurs, mais il faisait un froid de canard, alimenté par un vent des plus désagréables.

Takeko fit deux fois le tour de la cantine, ses petites provisions à la main. Elle avait l'impression d'être une voiture dans un parking aux heures de pointes. Heureusement, un groupe finit par se lever de table juste au moment où elle passait à leur portée. Il ne restait plus qu'un garçon assis à la table. Elle ne le connaissait pas. Chouette ! Ça lui ferait surement un nouvel ami.

« Bonjour ! Excuse-moi, est-ce que je peux m’assoir ici ? »
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Shun Tadaiteru


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MessageSujet: Re: Il y a un début à tout. Lun 24 Fév - 19:06

Une bonne matinée, ou peut-être pas pour les autres, mais c’en est le cas pour Shun. C’est ce que l’on peut dire vu ce qu’il porte perpétuellement sur lui. Le froid matinal ne l’a point dérangé, accéder au réfectoire de même. A l’heure où il s’y est introduit, tous les sons étaient compréhensibles. Des places encore vides, juste certains élèves dans la pièce, tous semblait correcte pour ce jeune homme. Bien sûr, les étudiants discutent entre eux. Ceci est une chose inévitable. L’amnésique pense n’avoir jamais compris l’intérêt à blablater ainsi. Ne se doute-t-il pas qu’avant il fût pareil ? Cette perte de mémoire a rénové sa personnalité. Est-ce heureusement que quelques parcelles de ses anciennes attitudes résident encore dans sa tête ?
L’associable a donc décidé de se trouver une chaise à l’écart d’autrui, cherchant tranquillité. Malgré son amnésie, il sait bien qu’en arrivant dans un nouvel emplacement les gens sont bien curieux. C’est en voulant éviter les questions en masse, telles que celles auxquelles il eût droit à son retour dans son ancien lycée, qu’il s’est pris une table vide dans un coin de la salle après s’être emparé d’une salade. Oui, ce monsieur aime bien la salade. Que ce soit de fruit, que ce soit de salades. Tomates, maïs, salades, œufs durs, vinaigre et… euh… salades... Il a donc choisi ce plat sans hésitations pour parvenir hâtivement à la place qu’il a sélectionnée.
Dégustant tranquillement son plat, il se doutait bien du fait que ce « calme-bavard » n’allait pas rester longtemps. Le tumulte du self commence à monter de volume. A ce bruit de tapage assourdissant, Shun a compris qu’il doit être aux environs de midi. Il a parfaitement eu le temps de finir sa salade. Il a voulu se lever donc, en vain bousculé par un groupement d’individus mâles et femelles. Ils s’installent à ses côtés, commençant à parler de leurs voix. Il s’est retrouvé entre moins d’une dizaine de gens vraiment gourmand et deux jeunes femmes, l’empêchant à maintes reprises de s’en aller. Ce petit troupeau cherche apparemment à en savoir plus sur le Bourei bien qu’ils prétendent être dans la même classe de ce dernier. Comme quoi, ils le trouvent distant –comme le reste de la classe doit le penser- et ont décidé de lui adresser la parole. Plusieurs questions sont sorties de leurs lèvres. Favorablement, elles sortaient une par une laissant à l’amnésique d’y répondre. Soit, il donnait la vérité, soit il disait qu’il ne voulait pas dire, soit il avouait qu’il ne savait pas. Le sujet de cette discussion concerne en effet la vie sociale du jeune homme ainsi que les moments qu’il a appréciés et détestés de sa durée d’existence actuelle. Grand a été leur étonnement quand il leur dit qu’il est amnésique.
Puis, le temps que ces gens pipelets s’en aillent, et l’associable a vite retrouvé calme et tranquillité malgré le tohu-bohu encore présent. Mais il est resté assis un instant, réfléchissant, repassant ses réponses à la lettre, en boucle dans son cerveau, cherchant à les vérifier en cas d’erreurs, mais il est interrompu. Une voix – celle d’une fille, vient de derrière lui. Alors qu’il se retourne, ses deux prunelles teintées de rouge tombent sur le visage d’une jeune femme à une longue chevelure brune. Dans ses mains se trouvent de quoi déjeuner et, à entendre sa question, il n’y a pas de place. Effectivement, l’endroit était remplis de personnes ici et par-là, jusqu’à ne plus voir correctement la sortie. Les têtes elles-mêmes s’aperçoivent fautivement. Pour l’aider, Shun accepta d’un signe de la tête la demande de la jeune fille, écartant sur la table les plats vides de ses derniers interlocuteurs. Il a songé de suite à quitter les lieux, mais afin d’obvier à se faire royalement pousser par la foule contemporaine, il préfère rester assis en attendant que ce monde se dissipe. Il se met à fixer une fenêtre d’un mur, plongé dans ses dernières réflexions après avoir dit quelques mots.

« Installes-toi. »

Le temps de dehors semble bien froid.

L’allure de l’amnésique se tient maladroite : évitant en tous points de croiser le visage de sa voisine, sans pouvoir changer de place, il se contente des environs en reflétant les dernières questions qu’il ait ouïes –hormis celle de la fille. Peut-être craignait-il de s’être trompée sur quelque, voire plusieurs, points ? Aussi bien sait-il que son amnésie ait touché une grande partie de sa mémoire en ayant, heureusement, laissé intact ses connaissances générales. Ceci le laissant quelque fois en pleine demande à soi-même sur les questions concernant son entourage, laissant croire qu’il est soit sourd soit mal-comprenant car, ceci dit me demanderiez-vous si ce n’est pas étrange d’oublier un membre de sa famille si nous avons notre mémoire telle qu’elle est ?



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Akazome Takeko


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MessageSujet: Re: Il y a un début à tout. Mar 25 Fév - 13:15

Il y eu un petit instant de silence où Takeko attendit, ses affaires à la main, qu'on daigne lui répondre. Visiblement, le jeune homme aurait préféré être seul. Elle était désolée de le déranger et d'habitude elle n'aurait pas insisté, mais il avait l'air de faire vraiment froid dehors.

Heureusement, après quelques secondes, l'inconnu accepta sa demande. Takeko poussa un soupir de soulagement.

« Merci, c'est très gentil ! La cantine est bondée dès qu'on ne descend pas pile à l'heure, hein ? »

Takeko s'assit légèrement en décalage du sombre inconnu. C'est vrai... elle ne l'avait jamais vu auparavant.
Mais il avait l'air plus vieux qu'elle, donc c’était peut-être normal – elle n'avait pas encore eu le temps de beaucoup fréquenter ses senpai.
En tout cas, il n'avait pas l'air bavard. Dans l'absolu, elle ne voulait pas le déranger, même si se faire de nouveaux amis ne l'auraient pas dérangé...

Takeko étala ses petites affaires devant elle et attaqua sa salade. C'était pratique qu'ils les vendent avec des couverts en plastique, non ? Même si ce n'était pas extra pour la nature et tout.

La jeune fille aimait bien être écolo et recycler ses déchets, mais il n'y avait pas de poubelles de tri à l'école. Ce n'était pas comme si elle pouvait se balader avec ses propres couverts, non ? Mmh... peut-être qu'elle devrait s'en acheter ? Il faudrait qu'elle y pense lors de sa prochaine sortie en ville. Des couverts mignons, avec des petits chats sur les manches ! Ça serait une super idée.

En attendant, sa salade ne se mangerait pas toute seule. Le senpai l'ignorait, alors elle fit de même.

« Itadakimasu ! »

Takeko s'attaqua au petit bol en plastique. Il y avait de tout et pour tous les goûts – de la laitue, de la mâche, des petites tomates cerises, des dés de jambons, du maïs et même des croutons de pain. Une vraie salade à l'européenne !

Une bouchée, deux bouchées, trois bouchées... Tout allait bien et Takeko profitait de son repas lorsqu'elle voulu rajouter un peu de sauce soja. Elle tendit la main pour attraper la bouteille et s'en saisit délicatement. Après s'en être versée une dose généreuse, elle voulut la reposer au centre de la table ; mais un énorme éternuement monta à ses narines. Elle voulut le retenir, en vain.

Takeko éternua avec force, lâchant par la même occasion la bouteille de sauce qui vint renverser une partie de son contenu sur le pauvre inconnu...

« Oh non... Oh, je suis vraiment désolée ! Je, heu, tenez, voici un mouchoir... »

Takeko rougit et se releva précipitamment, son paquet de mouchoirs tendu vers le jeune homme, pour sauver ce qui pouvait encore l'être.
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Shun Tadaiteru


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MessageSujet: Re: Il y a un début à tout. Mer 26 Fév - 12:05

La jeune fille a emménagé sa place aux côtés de l’associable, commençant à manger une fois bien installée, sans avoir oublié le mot de politesse. Cependant, le jeune homme reste assis, attendant sans doute que la voie menant à l’issue de cette salle soit dégagée. Pourtant le brouhaha ne finit point de s’amplifier, laissant comprendre que dans cette diversité d’élèves, d’autres arrivent encore. Les files se font longues et le resteront pour une bonne dizaine de minutes. Pourquoi si peu de temps ? Car les cours ne tarderont pas à regagner leur continu, dans vingt à trente minutes. Si les étudiants ne veulent pas y arriver en gap, ils se doivent de manger diligemment. Ceci rassérène l’amnésique, prêt à attendre le départ des gens en regardant cet amoncellement d’êtres, alors que sa voisine ajoute de la sauce à base de soja. Son repas lui semble être savoureux bien qu’il ne soit pas bien grand. C’est plaisant de voir des personnes telle qu’elle, s’accommandant de ce qu’elle a, s’en délectant même en adjoignant une autre chose qui rendra meilleur ce goût. Mais c’est avec déveine qu’elle ait envie d’éternuer. Ça se voit ; cette tête quand on essaie de s’en retenir, et malheureusement pour Shun, elle n’a pu. Excuse, venant des lèvres de son interlocutrice, encaissée étrangement par le jeune homme qui n’en est pas encore client. Heureusement qu’il porte ce manteau sur lui ou il aurait été obligé d’aller se changer car, malgré qu’elle lui a tendu un paquet de mouchoir, ce genre de tissu n’a point réussi à retirer la tâche ne s’en déplaisant aux deux essaies audacieux du garçon. De plus que le bavardage des personnes environnantes de cette table s’est transformé en un rire ne cessant de s’intensifier. Ça a commencé avec deux jeunes gens, ce qui a appâté l’autrui qui en fait de même désormais.
Le Bourei choisit de se lever, écartant sa chaise. Les moqueries se sont transformés en sourire malicieux et insolites. Le jeune homme n’a pas décidé de sortir, non, mais son regard se posa sur cet entourage. Les fixant au début de marbre - bien que le calme se soit fait installé d’une façon inconnue-, il a fini par soupirer et regarder la jeune femme étant, au fond, victime de ce sarcasme. Pourquoi ? Car certains chuchotent encore, inconscients du fait que nous les entendons. Ils disent que c’est une vraie maladresse de renverser quelque chose, à table, en éternuant. Les accidents arrivent pourtant à tout le monde, et ceci, l’amnésique le sait très bien. C’est en pensant à son incident, se disant qu’à côté ce n’est terriblement rien et que même sans cet événement, ce garçon ne serait point énervé contre elle. Il lui parla alors d’un ton doux, sans pour autant laisser paraître un sourire sur ses lèvres.

« Ce n’est rien. Puis ça se lave un manteau… »

Après ces quelques mots, il se tourne, voulant voir les potaches se rasseoir, ce qui est d’ailleurs le cas. N’oublions pas qu’ils ont un temps limité pour finir leur déjeuner au risque de le payer cher pendant les cours, surtout pour ceux qui sont plus âgés ; ayant besoin d’une plus grande nutrition alimentaire, ils disposent donc un laps plus court. Shun, nous pouvons le mettre de côté car depuis qu’il est petit sa nutrition est bien dosée. Comme vous devrez vous en douter, ce n’est pas le genre d’individus à se soucier de sa ration nutrimentaire. Il a toujours mangé à sa faim, comme il l’a fait ce midi.
Puis il se tourne, voulons s’asseoir, mais il commence à grimacer. Pourquoi donc ? D’ailleurs, tous les élèves ont font de même, mettant leur plat à l’écart. C’est « normal » en fait ! Une rumeur dit que plusieurs plats du réfectoire ont le goût de poisson et… l’odeur aussi. Qu’en est-il du manteau du jeune homme ? Il pue le poisson, sûrement dû à la sauce soja. C’est pour ça qu’il le retire pour l’éloigner de l’odorat. Il se retrouve donc en T-shirt qui, heureusement, est intact. Quoi que…

« Bataille de bouffe ! »

… Ça n’a pas été pour longtemps. En un instant les étudiants se sont levés pour commencer à lancer de part et d’autre de la cantine leur nourriture odeur poisson ! Sauve qui peut ! Certains élèves ont quitté l’endroit, d’autres se joignent à la partie. Les tables et les assiettes se font toutes renversées, heureusement que pas grand-chose est en argile. Les couverts de même, c’est un vrai vacarme, et Shun dans tout ça ? Puisque la sortie est barrée, il a sauté derrière une table et se dirige vers une fenêtre…



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Akazome Takeko


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MessageSujet: Re: Il y a un début à tout. Mer 26 Fév - 20:19

« Bataille de bouffe ! »

Dire que « jusque là, tout allait bien » était une exagération honteuse et Takeko n'y tenait pas spécialement.
Elle avait quand même renversé une bonne partie de la bouteille de sauce sur un pauvre senpai qui ne lui avait rien fait, ce qui avait provoqué l'ire et le rire de ses camarades.

La Shinrei en avait rougi jusqu'aux oreilles. C'était vraiment embarrassant, et ses pauvres mouchoirs n'y pourraient rien – dans le fond, c'était plus un geste d'excuse de sa part qu'une véritable tentative d'arranger la situation.

Heureusement qu'il portait un manteau par-dessus son t-shirt, ou sinon... Elle ne voulait même pas y penser. Avec un peu de chance, il pourrait le passer à la machine et il n'en resterait plus rien le lendemain.

Ca pourrait au moins faire quelque chose pour cette odeur – depuis quand la sauce soja sentait-elle le poisson ?!
Pouah, elle n'avait vraiment plus envie de manger sa salade, maintenant... Surtout depuis que le flan de quelqu'un avait atterri dedans.

Takeko gémit et se glissa sous la table. Mais quel chaos ! Pourquoi est-ce que personne ne faisait rien ? N'y avait-il donc pas de surveillants ? La situation avait complètement dégénéré.
Et cette odeur invivable... Mais pourquoi du poisson ? Sa salade lui avait semblé normale. Il semblait que seule la nourriture provenant des cuisines étaient affectées.

Et que la rumeur était vraie. Takeko n'y avait pas prêté grande attention mais elle avait au moins maintenant quelque chose à raconter à ses copines entre deux cours.
es cours... Oh non, les cours commençaient dans une demi-heure et elle n'avait toujours pas mangé ! Tentant une sortie, Takeko se jeta sur son sandwich avant de le ramener sous la sécurité de la table.

Le sol était couvert de nourriture et de déchets divers. Les dames de services criaient tout ce qu'elles pouvaient, mais quelqu'un avait vraisemblablement bloqué la porte d'accès aux cuisines. Takeko chercha une sortie du regard. Il ne lui restait plus qu'à aller manger son sandwich dehors. Mais la porte était également barrée.

Du coin de l'oeil, Takeko repéra le garçon qu'elle avait tâché qui s'enfuyait par une fenêtre. C'était un peu extrémiste, mais pas bête. Elle décida de faire pareil.

Serrant son sandwich et sa bouteille d'eau contre sa poitrine, la jeune fille piqua un sprint jusqu'à la fenêtre, n'évitant pas malheureusement un plat de chou-fleur qui laissa une belle marque verdâtre sur son gilet au niveau des épaules. Takeko jura mais ne s'arrêta pas pour autant.

Tant pis, elle verrait si les chou-fleurs au poisson se nettoyaient facilement à l'eau froide une autre fois. Elle aurait pu ramper sous les tables, mais d'autres personnes avaient eu cette idée et il y avait même des bouchons sur certaines, quand elles n'étaient pas sauvagement renversées par les combattants.

Rejoignant le jeune inconnu près d'une fenêtre, Takeko lui jeta ses affaires entre les mains. « Tenez-moi ça, merci ! »

Rahh, mais cette fenêtre était impossible à ouvrir ! Takeko tira de toutes ses forces sur la poignet, jusqu'à ce qu'un projectile non identifié, mais sentant fort le poisson, viennent l'aveugler et la déstabiliser.
Poussant un petit cri, la Shinrei perdit l'équilibre et tomba à la renverse.
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Shun Tadaiteru


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MessageSujet: Re: Il y a un début à tout. Sam 1 Mar - 6:05

Il s’attendait à ouvrir la fenêtre. Il était à deux doigts de saisir la poignée, arrêté par un sandwich et une bouteille d’eau qui arrivèrent étrangement dans ses mains. La voix de la jeune femme retentit de même à ses oreilles. Il la regarda faire de suite. Elle tirait vigoureusement la poignée de la fenêtre. Et quand le jeune homme se décida de l’aider, elle fût victime d’un lancer de soupe de légume puant le poisson. Cette odeur infecte enquiquina le Bourei qui, malgré, s’est précipité vers elle. Il courait, abandonnant son manteau en chemin et s’arrangeant pour avoir le reste dans un seul bras. C’était rapide et facile à faire, ainsi il eût un bras de libre avant même de se trouver près d’elle. Le sol l’attendait les bras ouverts, mais il l’a rattrapée à temps. Ceci fait, le vacarme s’est bizarrement et peu à peu arrêté. Le monde regardait les deux, tous semblant stupéfaits mais par quoi ?
L’associable, ignorant au début ce changement d’attitude, releva doucement celle qu’il tenait avant de s’assurer qu’elle aille bien. Puis, c’est là qu’il se retourne pour observer le monde à son tour. Il a haussé un sourcil, étonné de même de voir le silence revenir. Ces élèves sont vraiment bizarres. Bien qu’ils se fussent arrêtés, ils ont repris directement leur bataille. Soupirant, il se retourne vers la fille toujours en tenant ce qu’elle lui a passé.

« Cette fenêtre doit être verrouillée… Essayons donc une autre. »

Il a reculé un peu afin de prendre son manteau qui est tombé dans une « flaque » de nourriture. Ça sentait fort, mais le connaissant, il ne voudra pas sortir de là sans. Ce vêtement lui tient tant-à-cœur et on ne sait pourquoi. C’est pour ça qu’il ne l’a pas oublié en prenant une marche rapide vers une autre fenêtre. En route, il a jeté un regard derrière lui pour voir si la fille le suivait avant de continuer. La fenêtre la plus proche a été son objectif et, par chance, elle n’est pas verrouillée. Il a donc réussi à l’ouvrir, laissant d’abord quelques élèves prisonniers sortir hâtivement en le bousculant, et il sort de même en sautant, se retrouvant dans la cours. Même dehors, le bruit ne cessait pas. Le Bourei espère que le personnel vienne calmer ce tohu-bohu. Pour l’instant il se contente de secouer son manteau, songeant à aller se changer avant d’aller en cours. La sonnerie va-t-elle sonner ? Peut-être dans dix ou quinze minutes. Peut-être dans moins de temps que ça.
Sans attendre quoi que ce soit, il a cherché la jeune fille pour lui donner ce qui lui appartenait. Il entendait de même que les surveillants ont finis par intervenir. Il n’a donc pas vraiment eu du mal à trouver la cadette pour lui rendre son sandwich et sa bouteille d’eau. En même temps, il lui parle gentiment :

« Tiens. Il ne faudra pas tarder pour les cours : tu ferais mieux de manger. »

Et encore faudra-t-il qu’elle pense à se nettoyer aussi… songea-t-il, soucieux.
Sur ce, il se tourne. Le manteau sur son épaule, il se met à marcher en gardant ses mains dans les poches de son jean. Il n’a pas tardé à regagner sa chambre dans laquelle il s’est changé. Son manteau, lui, va devoir cherche la lessive donc attendre sagement parmi les habilles sales. Shun, lui, s’est de tout même lavé afin d’ôter cette odeur de poisson. Il s’est vite-fait revêtu d’un simple pull et d’un autre jean, pareil pour les chaussures. Etonnés, me diriez-vous, seront les élèves de sa classe en constatant qu’il n’a pas ce tissu habituel sur lui. Il y va sans son précieux manteaux, bien qu’il fait froid. Mais à peine il arrive dans les couloirs que la sonnerie sonne. Désolé pour toi, gentil associable, mais tu es en retard…



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Akazome Takeko


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MessageSujet: Re: Il y a un début à tout. Mar 4 Mar - 18:47

Il y eu un instant de silence, qui dura une éternité. Takeko piqua un fard monstrueux – le rouge lui monta aux joues et aux oreilles, accompagné d'une bouffée de chaleur des plus désagréables.
Takeko n'avait jamais été aussi physiquement proche d'un garçon qui n'était pas un membre de sa famille. C'était assez embarrassant, tout comme le soudain silence qui avait envahi la cantine.
Heureusement qu'elle ne connaissait pas grand monde, sinon elle aurait été bonne pour des moqueries sans fin.

La jeune fille se releva précipitamment en balbutiant des excuses. Heureusement, le jeune inconnu ne semblait pas en être offusqué. Et elle ne connaissait même pas son nom...
La suite se passa un peu trop vite pour Takeko. Elle avait de la nourriture un peu partout et besoin de temps pour reprendre ses esprits et se débarbouiller.
Ses yeux et son nez avaient été irrités par le contact alimentaire et son moral en avait pris un petit coup.

Les gens étaient vraiment idiots ! Non seulement gâcher de la nourriture, mais faire toute une scène pour si peu de choses, c'était un peu ridicule, non ? Et au fond, c'était de sa faute. Quelle folle journée ! Elle ne savait pas comment elle allait s'en remettre.
Et dire qu'il lui restait encore toute une après-midi et une soirée à survivre. Elle ne pouvait pas rester comme ça – il lui fallait faire un saut au dortoir pour aller se changer et se rafraîchir un peu.

Takeko suivit les mouvements de la foule et sortit du réfectoire par le même chemin que le senpai inconnu. Ils étaient maintenant dans la cours. Takeko se mit à frissonner de manière incontrôlable. Elle avait froid, elle avait faim et elle puait le poisson. La situation s'arrangea quelque peu lorsqu'elle retrouva l'inconnu, ou plutôt lorsqu'il vint à elle, ses affaires à la main.

Elle n'eut même pas le temps de le remercier. Elle ouvrit la bouche mais il était déjà parti, les mains dans les poches et sa veste sur l'épaule...

Takeko resta un instant dans la cours, un peu hébétée, jusqu'à ce que la sonnerie la ramène dans le monde réel. Tant pis pour la première heure de cours – la jeune fille partit vers le dortoir pour s'y doucher, s'y changer et y manger son sandwich en paix.
[ Sujet terminé ! ]


Takeko parle en #006600. :3
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